Au coin de la rue de l’Arsenal et de la rue Hollender se trouve la maison « Edgar Lévy ». l’angle arrondi de cette demeure appartient à la façade occidentale de la première église catholique de Phalsbourg. Dédiée à Saint-Louis et achevée vers 1621, elle mesurait 40 m de long pour 16 m de large.
Né en 1855, il aborde la première guerre mondiale avec le grade de Général de Brigade. Il réclame la Légion d’Honneur pour Phalsbourg en 1919 pour avoir résisté héroïquement au siège de 1870. Le Président Poincaré comblera sa demande lors de son passage à Phalsbourg le 21 août 1919.
Elle
permettait l'accès à la forteresse côté Est.
D'aspect massif, on distingue au fronton deux anges supportant l'écu
du roi Louis XIV orné d'une fleur de lis. A droite et à gauche,
des trophées sculptés dans le grès des Vosges rappellent
les nombreuses victoires du Roi Soleil. Sur la droite une plaque en marbre
blanc ou l'on lit, traduit de l'allemand, "En souvenir du passage
de Gœthe à Phalsbourg le 23 juin 1770".
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Le
château, berceau de Phalsbourg, est le siège du Comte Palatin
George Jean, fondateur de la ville à partir de 1568. La restauration
extérieure (escalier et tour) date de George Jean. De cette époque
subsiste également le rez-de-chaussée (actuelle cave) où
est gravé le millésime 1568. La clef de voûte armoriée
en pierre, enlevée vers 1890, montrait l'écusson de George-Jean.
Le château s'étendait alors jusqu'à la place d'Armes.
Vauban inscrit le bâtiment dans son plan et le circonscrit dans l'un
des bastions. L'accès au bâtiment se fait aujourd'hui par le
premier étage.
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Plus
grand monument qu'il nous reste de l'époque Vauban avec 175 m de
long en façade. La caserne Lobau, en bel appareillage de grès
rose et couverte d'une belle toiture d'où émergent cheminées
et lucarnes en chien-assis, a abrité pendant près de 250 ans
de nombreux régiments de cavalerie puis d'infanterie français
ou allemands selon l'époque. En témoignent les nombreux anneaux
en façade qui permettaient d'attacher les chevaux.
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Voûtée et couverte d’une épaisse couche de terre, de dalles et épaulées par d’épais contreforts ; la poudrière permettait de mettre à l’abri les réserves de poudre des projectiles hostiles. Les parois étaient couvertes de phosphore pour garantir un éclairage minimum car toute flamme était proscrite à l’intérieur de l ‘édifice.
Restaurée
en 1845 cette fontaine d’aspect modeste a pourtant permis d’alimenter
la ville et sa garnison en eau grâce à la hardiesse de Latour-Foissac,
général ingénieur du génie. Il conçoit
et fait exécuter en 1786 un ouvrage qui permet d’acheminer
l’eau des hauteurs de Hultehouse par un ingénieux système
de conduites et de siphons qui traversent la vallée de la Zorn.
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Détruite
lors du siège de 1870, la première pierre de l'édifice
actuel est posée le 1er mars 1874. De style néo-gothique,
elle remplace l'édifice antérieur érigé par
le Génie Militaire de Louis XV consacré en 1743.
Son intérieur se distingue par sa chaire et son mobilier cultuel
réalisé par l'artiste Théophile Clem et primé
à l'Exposition Universelle de 1878 à Paris. L'orgue, construit
en 1896 par le facteur alsacien Martin Rickenbach est classé aux
Monuments Historiques.
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Erigée
sur la tour de l’Eglise en 1827, elle étendait ses bras protecteurs
sur la ville jusqu’au siège de 1870 où elle servit de
point de mire à l’artillerie prussienne. Criblée d’obus,
elle resta néanmoins debout jusqu’à la fin du conflit.
Elle est désormais remise en valeur le long du mur de l’église.
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Né
à Phalsbourg en 1834, il est le père d’une dynastie
de banquiers. Par sa femme, il est associé à la banque Lazard
Frères. Il émigre aux Etats-Unis où il deviendra la
figure la plus connue de la communauté française de San Francisco.
En 1870, il lance aux Etats-Unis une souscription nationale pour Phalsbourg
assiégée. De retour en France en 1880 avec son fils David-Weill,
il continue à œuvrer pour sa ville natale.
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Entre
1680 et 1691, Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV autorise deux
familles juives à s'installer à Phalsbourg. En 1702 elles
sont quatre, huit en 1747 et douze en 1770. La première synagogue
date de 1772. vers 1848, la communauté juive de Phalsbourg compte
200 âmes sur une population de 1800 personnes.
La synagogue actuelle date de 1857. On remarque en façade sur la
pierre frontale l'inscription hébraïque "Pénétrons
avec respect dans la maison du Seigneur"
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Témoignage
de la ligne de chemin de fer de l’Eselbahn qui permettait d’acheminer
pierres de taille, meules de grès des carrières de Vilsberg
jusqu’au canal de la Marne au Rhin à Lutzelbourg dès
1883. Transportant également les voyageurs, la ligne est prolongée
à la demande générale jusqu’à Drulingen
en 1903. La ligne, jugée non rentable, est déclassée
en 1953.
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Réalisé
en 1997 par l’architecte Jean Vendelin Krumenacker. Fort d’une
symbolique basée sur les éléments : posé sur
l’élément terre, son toit à trois pans évoque
le feu, l’air et l’eau transposés en réalité
: soleil, vent, pluie. Un soleil d’or trône au faîte de
l’ouvrage et évoque le Roi Soleil.
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Seul
vestige des remparts Vauban avec la porte d'Allemagne, elle permettait d'entrer
ou de sortir de la forteresse côté Ouest, vers la Lorraine.
L'architecture est toute militaire et le décor de bas-reliefs évoque
les victoires de louis XIV. Au fronton, l'écusson du roi est surmonté
d'une couronne et entouré des trophées pris à l'ennemi.
On distingue aussi de chaque côté du linteau les poulies qui
servaient le pont-levis.
C'est de la Porte de France que démarre Le Tour de la
France d'André et Julien "par un épais
brouillard du mois de septembre".
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Endroit
où l’on s’acquittait jusqu’après la Grande
Guerre, des taxes pesant sur toutes les marchandises amenées de l’extérieur.
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Monument
aux Morts de Phalsbourg, il est inauguré le 12 octobre 1919 en hommage
aux maires et aux commandants défenseurs de la place qui ont protégé
la ville lors des sièges de 1814, 1815 et 1870.
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Né
à Phalsbourg le 15 février 1802, il est l’ultime défenseur
de Strasbourg pendant le conflit de 1870 qui voit l’Alsace-Moselle
annexé au Reich allemand pour près d’un demi-siècle.
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Défigurée après le seconde guerre mondiale pour les besoins d’un industriel du meuble, la caserne d’infanterie de Vauban était presque l’homologue de la caserne de cavalerie, située de l’autre côté de la ville.
Erigé
à la gloire des auteurs des Romans Nationaux dont la première
édition écoulera 1,5 millions d’exemplaires en 1866.
Le monument est inauguré en novembre 1922 par Maurice Barrès
à l’occasion du centenaire de la naissance d’Emile Erckmann
le 20 mai 1822.
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Ancien
couvent de capucins concédé à la ville de Phalsbourg
en 1803 selon la volonté du maire Parmentier, futur baron d’Empire
et de l’abbé Froelicher qui sera le premier principal du collège.
Lieu de rencontre d’Erckmann et Chatrian, alors maître d’étude
au collège en 1847.
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L’action
conjuguée des Ducs de Lorraine puis du Roi de France qui révoque
l’Edit de Nantes en 1685 chasse les protestants de Phalsbourg pour
près d’un siècle. Ce n’est qu’en 1819 que
le premier culte officiel est célébré dans une salle
de la mairie. En 1822, la petite communauté achète une salle
de bal dans la rue du Collège qui est aujourd’hui encore église
luthérienne de Phalsbourg.
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Actuelle
médiathèque, c’est ici qu’ont logé les
chefs de la place forte à l’époque de l’annexion
de 1871 à 1918. On remarque le portail baroque bien conservé
et ses jambages finement sculptés ainsi que les encadrements de fenêtre
surmontés d’une coquille. Le tout dans le style du XVIIIème
siècle.
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Maison
d’officiers située dans la rue Micheler, elle permet d’évoquer
la famille du Général Micheler qui embrassera une carrière
militaire de père en fils de la Révolution à la fin
de la Grande Guerre.
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Elle
est un des témoignages les plus visibles de l'architecture Vauban.
Elle devait pouvoir contenir 4000 hommes. L'ensemble des façades
et toitures des maisons de la place est inscrit à l'inventaire supplémentaire
des Monuments Historiques.
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Au
centre de la place, on ne peut éviter la statue en bronze du maréchal
Mouton. Installée le 11 juin 1859 grâce à la cassette
personnelle de l'Empereur Napoléon III. Sur le socle, deux plaques
de marbre tracent sa vie et et ses campagnes et deux bas-reliefs en bronze
représentent la prise de Burgos et la traversée du pont de
Landshut.
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La
mairie actuelle, qui abrite également le Musée Historique
au premier étage est en fait l'ancien Corps de garde de la forteresse.
Sa position centrale lui permettait de jouer un rôle prépondérant
pour diriger les opérations militaires. On remarque, à l'intérieur,
l'entrée voûtée soutenue par trois arcs au fond de laquelle
trône la statue en marbre de Jaley représentant le comte de
Lobau ainsi que l'escalier en chêne à balustre datant de 1680
qui permet d'accéder à l'étage.
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